Vie intérieure de la Vierge

12,00 €

VIE INTÉRIEURE DE LA VIERGE - LES QUINZE MYSTÈRES DU ROSAIRE

Le Père Pierre de CLORIVIERE

« Pour comprendre toute la valeur de la mariologie de Clorivière, il conviendrait de la considérer à travers sa vie intérieure. Sa dévotion mariale fut hors de pair. Il croit devoir à la Vierge sa vocation religieuse. Il lui doit certainement son appel au sacerdoce. Favorisé de grâces mystiques insignes, il jouit à diverses reprises de la présence mariale. Ces interventions de la Vierge développent et enracinent profondément en lui la dévotion fervente au Cœur de Marie, qu’il associe depuis longtemps à la dévotion au Cœur de Jésus. Lettres, exhortations, prédications, traités reviennent sans cesse sur le thème marial. Il sème, multiplie et fortifie la dévotion que le climat déiste du xviiie siècle ne supporte plus guère. Pendant le dernier quart du siècle, — Clorivière rentre en France en 1775, — il maintiendra chez nous la dévotion mariale et il en sera l’un des plus grands promoteurs, sinon le plus grand.

Qu’on ne s’y méprenne pas. Cette dévotion ne se complaît nullement en de simples effusions, si ardentes soient-elles. La doctrine qui la soutient est solide et raisonnée, fondée en Écriture, en tradition et en théologie. Il semble même qu’avec les années la pensée de Clorivière se fasse plus vigoureuse, notamment à partir de la fondation de ses deux Sociétés (1790), qu’il voue aux Sacrés Cœurs.

Les textes qu’on lira plus loin appartiennent à cette dernière période et méritent de ce chef une attention particulière. Composés en des circonstances tragiques, ils sont parmi les plus beaux que l’auteur nous ait laissés. Ils présentent un double intérêt : dogmatique et spirituel. Clorivière nous offre, en ces derniers écrits sur la Vierge, une mariologie complète, d’ailleurs en avance sur son temps. De plus, il développe avec un sens spirituel très affiné la vie intérieure de la Mère de Dieu, et son plus ardent désir est que nous la contemplions. Par là, il intéresse l’historien de la mariologie et nourrit à la fois la réflexion théologique et la piété des fidèles.

Sans désunir ces points de vue, rapprochons quelques-uns de ses textes mariaux. Leur enchaînement permettra au lecteur de mieux apprécier l’unité de la doctrine, sa richesse et son actualité en même temps que la prenante affection communicative qui les traverse. Groupons-les autour de thèmes classiques et évoquons tour à tour la sainteté de Marie, sa maternité et plus particulièrement son aspect sotériologique [science du salut], sa compassion et sa coopération rédemptrice, sa participation aux mystères du Christ et à la vie de l’Église. »

Le père André Rayez dans l’introduction